Internet : pourquoi la France a-t-elle l’une des pires connexions d’Europe ?

Un rapport américain sur l’état de la connexion Internet dans le monde dresse un bilan sombre pour la France. Elle enregistre l'un des débits les plus bas d’Europe, et les choses ne vont pas en s'améliorant.

Vitesse internet FranceDes vidéos YouTube qui peinent à tourner sans interruption, des pages web qui prennent plusieurs secondes à se charger, les écrans des jeux vidéo en ligne qui se figent… ce sont des choses qui ne sont pas rares dans l’Hexagone. Rien d’étonnant quand on sait qu’on est l’un des derniers d’Europe en matière de débit Internet.

D’après un rapport trimestriel de la société Akamai, spécialisée das les serveurs internet, le débit moyen de la connexion en France est de 9,9 mégabits/sec. Une telle vitesse nous place en 27e position en Europe, sur 31 pays. La France occupe donc l’une des cinq dernières places du classement. Seules l’Italie, la Grèce, la Croatie et Chypre font pires.

La 45e place mondiale

Lorsqu’on sort de l’Europe, il y a encore beaucoup de pays qui font mieux. La première place mondiale est d’ailleurs occupée par la Corée du Sud, avec un débit moyen de 29 mégabits/sec. La Norvège vient en deuxième position sur le plan mondial (21,3 mégabits/sec) et est donc la première en Europe, suivi de la Suède (20,6 mégabits/sec). Les meilleurs élèves en matière de vitesse d’Internet bénéficient de débits moyens deux fois supérieurs à celui de la France.

Si le débit est globalement mauvais dans l’Hexagone, il faut préciser qu’il existe encore d’importantes disparités. En effet, certaines zones sont bien mieux loties que d’autres, ce qui fait qu’environ 1 français sur cinq doit se contenter d’un débit inférieur à 4 mégabits/sec, alors que la vitesse maximale de la connexion en France enregistrée par Akamai est de 41 mégabits/sec. Et là encore, beaucoup de pays font mieux.

internet france

Qu’est-ce qui peut expliquer ce retard ?

D’après Daniel Kofman, interrogé par Sciences et Avenir, si la France se retrouve à la traîne, c’est parce qu’elle a pris du retard dans l’extension de la fibre optique. Le spécialiste explique que ce retard serait en partie dû à l’arrivée de Free sur le marché des opérateurs. Ce dernier a cassé les prix au point de freiner les investissements des opérateurs concurrents dans l’Internet fixe.

Par ailleurs, en dehors de cela, un tel état de la connexion pousse à s’interroger sur l’avancement du plan France Très Haut Débit lancé par le gouvernement en 2013. Ce plan prévoit de couvrir toute l’étendue du territoire d’ici 2022 avec un débit supérieur à 30 mégabits/seconde. Pour l’heure, le plan semble se déployer difficilement.


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