Le Hobbit : Peter Jackson explique pourquoi la trilogie est moins bien réussie que celle du Seigneur des Anneaux

Après la trilogie du Seigneur des Anneaux au casting de laquelle figurait le regretté Christopher Lee en 2001, 2002 et 2003, Peter Jackson s’était attaqué à un autre personnage de l’univers médiéval fantastique, Le Hobbit.

Alors qu’il s’agissait là encore d’une trilogie dont les différents volets sont sortis en 2012, 2013 et 2014 au cinéma, le résultat n’avait pas été salué de la même façon par la critique.

Parce que le Seigneur des Anneaux est sans doute le plus grand chef d’œuvre de sa vie, mais aussi pour d’autres raisons, le réalisateur de King Kong en 2005, revient sur les raisons de son insatisfaction dans un bonus intégré au Blu-Ray Le Hobbit : La Bataille de cinq Armées.

le hobbit trilogie un voyage inattendu

Difficile parfois de comprendre pourquoi un film est raté, certains ont les acteurs, le budget et le scénario mais la « sauce » ne prend pas comme on dit. D’autres manquent de préparation.

C’est la raison que semble invoquer le réalisateur des films Le Hobbit quand il reconnaît que le résultat est en partie de mauvaise qualité.

« Pratiquement rien de prêt »

Si le Seigneur des Anneaux avait bénéficié de trois ans de préparation en amont de sa réalisation, il semble qu’il n’en ait pas été de même pour Le Hobbit et que ce manque d’anticipation ait été à l’origine d’un certain nombre de problèmes sur le tournage.

En réalité, c’est le retrait de Guillermo del Toro initialement prévu à la réalisation, et son remplacement par Peter Jackson après un an et demi de réflexions et de créations initiales qui va rendre le projet bancal :

Ce n’est pas parce que Guillermo Del Toro devait partir et que je suis revenu pour m’en occuper, que nous avons pu remonter le temps d’un an et demi et me donner un an et demi de préparation pour donner forme au film, qui n’était pas le même que celui qu’il avait en tête.

C’était impossible, et parce que c’était impossible j’ai commencé à tourner le film sans que la majeure partie de l’ensemble ait bénéficié de la moindre préparation.

Vous arrivez sur le plateau et vous vous activez, vous avez ces scènes massives et compliquées, pas de storyboard et vous improvisez. J’ai passé la plupart du temps sur Le Hobbit à avoir le sentiment de ne pas vraiment en avoir le contrôle.

Même en ce qui concerne le scénario, Fran Walsh, Philippa Boyens et moi n’avons pas pu écrire un scénario qui nous satisfasse entièrement, c’était donc une situation de pression maximale. »

On imagine aisément que reprendre une production dans ces conditions, et qui plus est de cette ampleur ne doit pas être facile.

Au vue du résultat, car il faut reconnaître que si elle n’est pas à la hauteur de ce qu’elle aurait pu être, reste une très bonne trilogie qui nous fait dire que décidément, Peter Jackson a du talent. Qu’en pensez-vous ?


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