La fessée ne possède « aucune valeur éducative » selon le gouvernement

Alors que le débat de la « fessées éducative » resurgit régulièrement dans les médias, le gouvernement vient de donner son opinion à travers l’édition d’un « Livret des Parents » destiné aux couples dans l’attente de leur premier enfant.

Non, la fessée n’a officiellement « aucune valeur éducative ».

claque fesses enfant

Un son de cloche différent entre le ministère des Familles et la loi française

Il y a une semaine de cela le Livret des Parents faisait son apparition. Envoyé par les CAF entre le 4ème et le 5ème mois de grossesse, ce carnet de 16 pages créé par le ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes est destiné aux futurs parents qui attendent un premier enfant.

Clairement en faveur d’une éducation sans violence, voici ce que l’on peut y lire à propos de la fessées :

« Frapper un enfant n’a aucune vertu éducative. Les punitions corporelles et les phrases qui humilient n’apprennent pas à l’enfant à ne plus recommencer, mais génèrent un stress et peuvent avoir des conséquences sur son développement. « 

On se rappelle qu’il y a un an le Conseil de l’Europe visait la France qui selon lui, « violait la Charte sociale européenne en n’interdisant, ni par la loi ni par la jurisprudence, les châtiments corporels sur les enfants ».

À l’époque comme aujourd’hui il n’existe aucune loi allant dans ce sens.

À ce propos, les Français faisaient d’ailleurs savoir à travers un sondage publié par le journal Le Figaro qu’ils étaient majoritairement opposés à la prise d’une telle décision.

sondage fessee interdiction

crédit : Le Figaro

Les recommandations que l’on trouve dans ce livret destiné à « rassurer et déculpabiliser » les parents sont donc en totale opposition avec à la fois la justice française mais également les 70% de sondés défavorables à l’interdiction de la fessée.
Pourtant prohibée dans 23 pays européens, la claque sur les fesses semble encore profondément encrée dans les habitudes des parents français.


Suivez nous sur facebook

Réagissez à cet article !