Une étude révèle que les gens grossiers seraient plus cultivés

On raconte que les gens qui en viennent rapidement à utiliser des noms d’oiseaux à l’occasion d’une conversation animée seraient en réalité à cours d’arguments plus intelligents. Selon une récente étude américaine ils seraient en fait plus intelligents.

gros mots

Un vocabulaire plus riche quel qu’il soit

Pour réaliser leur étude, Kristin et Timothy Jay ont demandé à des étudiants entre 18 et 21 ans de citer le plus d’insultes possible en une minute. Puis, quelques instants après chacun a réitérer l’expérience mais cette fois avec des noms d’animaux.

La conclusion ne s’est pas fait attendre, les personnes capables de citer le plus de races animales en une seule minute étaient également celles qui pouvaient citer le plus grands nombres de gros mots dans le même labs de temps.

En réalité, selon les chercheurs, entretenir un vocabulaire fleuri permettrait également de développer certaines autres capacités verbales.

« On considère d’habitude que les gens qui abusent du lexique grossier sont paresseux, mal élevés, disposent d’un pauvre vocabulaire et ne savent pas se maîtriser. (…) Pourtant, notre expérience a montré que de vastes connaissances d’expressions tabous attestent plutôt d’un langage développé et pas de ses imperfections ».

Publiée dans la revue Language Sciences l’étude aurait donc tendance à faire mentir la croyance populaire.

La raison de ce lien entre vocabulaire injurieux et lexique classique se trouverait entre partie dans la capacité des individus à mémoriser un grand nombre d’expressions quelles qu’elles soient. Ainsi, leur cerveau retiendrait indifféremment les insultes et les autres mots du dictionnaire.

Toutefois d’autres investigations montrent à l’inverse que l’utilisation systématique de gros mots pourrait être un indicateur de névroses ainsi que le signe d’un caractère moins bienveillant.

Difficile donc de se faire une idée tranchée. Cependant au quotidien, il faut reconnaître qu’un langage soigné aurait tendance à faciliter certaines démarches auprès d’interlocuteurs encore assez attachés au respect du langage.


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