Aux États-Unis, une ville condamnée brûle depuis plus de 50 ans

Il y des endroits comme ça dans le monde qui se prêtent parfaitement aux légendes urbaines. C’est le cas de la ville de Centralia en Pennsylvanie qui brûle d’un feu permanent depuis 1962.

la ville de centralia brule toujours

Crédit : business insider

Des fumées constantes et toujours plus étendues

Voilà maintenant 53 ans que tous ceux qui ont pu approcher la ville font la même constatation, celle-ci semble brûler en permanence par ses sous-sols. De part et d’autre d’une surface qui s’étend aujourd’hui sur environ 9 km2 et progresse chaque année de plus de 20 m, des fissures et des trous fumants se sont formés, les plus importants atteignant près de 100 m de profondeur.

Au delà des soucis que posent ces crevasses qui apparaissent dans toute la ville (en 1981 un jeune garçon de 12 ans manquait de tomber et de brûler dans l’une d’elle), les fumées qui s’en échappent sont toxiques pour ce qu’il reste des habitants de la ville. Du monoxyde de carbone s’en échappe en permanence.

De fait, sur les 1 000 habitants que comptait encore Centralia en 1962, il en reste à peine une dizaine aujourd’hui, refusant de quitter la ville pourtant condamnée par les autorités depuis 1992.

centralia la ville en feu

crédit : Flicker Proper Pictures

Des mines à charbon et des déchets

Mais ce problème n’aurait en fait rien de surnaturel, il serait tout simplement le résultat d’une réaction chimique qui n’en finirait pas de se reproduire.

Les sous-sols de la ville offraient il y a encore quelques dizaines d’années, une des plus grosses mines de charbon au monde. Exploitée depuis les années 1800, elle fermait ses portes en 1950. C’est à peine trois ans plus tard que la ville a commencé à brûler de toutes parts.

Un mystère qui occupe la population depuis plus de 50 ans, mais qui s’explique en fait avec quelques cours de chimie.

Le charbon contient du carbone, et le carbone au contact de l’oxygène peut s’enflammer spontanément. Selon la théorie la plus répandue, des ordures brûlantes d’une décharge voisine dont les conduits communiquent avec ceux de la mine, auraient permis le départ du feu.

Alimenté en oxygène, en carbone et en combustible, il pourrait d’ailleurs continuer pendant des dizaines voir même des centaines d’années grâce à sa lente et imperturbable combustion.

Les autorités ont bien tenté de remplir les trous de sable pour étouffer le feu, mais rien n’y fait et la destruction de la ville se poursuit.


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