Drogue : Cet implant pourrait permettre aux toxicomanes de mieux résister à l’héroïne

Aux États-Unis l’héroïne plutôt bon marché et très répandue est un fléau qui touche des milliers de personnes à travers le pays. Selon les chiffres globaux de l’addiction aux drogues, plus de 2 millions d’américains seraient sous l’emprise d’une dépendance aux opiacés ; 80% d’entre eux le seraient par le biais de la prise d’un médicament sous ordonnance.

En France, on estime ce même chiffre à environ 600 000 personnes. En réponse à ce drame, l’administration américaine compétente a autorisé au début du mois de Janvier la mise sur le marché d’un nouveau traitement de substitution sous forme d’implant.

implant buprenorphine

crédit : americannewsreport

Un implant sous-cutané pour lutter contre l’addiction à l’héroïne

Afin de tenter d’endiguer la progression de consommation d’opiacés, la U.S. Food and Drug Administration (l’administration américaine des produits alimentaires et médicamenteux), vient d’autoriser la mise sur le marché d’un nouveau type d’implant destiné à soutenir la patient qui souhaite se sevrer de sa dépendance.

Nommé Probuphine, celui-ci mesure à peine quelques petits centimètres et fonctionne à la manière du patch anti-tabac que nous connaissons déjà tout en empruntant le look de l’implant contraceptif. Pendant 6 mois, ce petit bâtonnet va se charger de diffuser de faibles doses de buprénorphine destinée à limiter les sensations d’envie et de besoin induites par le mécanisme du sevrage.

À la différence d’ autres molécules pour le moment disponibles sous forme de comprimés et qui demandent une prise quotidienne, le Probuphine s’installe donc pour 6 mois sous la peau et permet à la fois de contrôler la dose de traitement délivrée et son absorption régulière.

tableau aide dependance opiaces

Si l’implant a été autorisé depuis la réalisation de ce tableau, il n’en reste pas moins que certains spécialistes nourrissent des doutes à son sujet. Alors que dans sa forme sous-cutanée la buprénorphine atteint un taux de sevrage au bout de 6 mois de 85%, sa version en comprimés elle affiche pour le même temps de traitement 72% de patients abstinents.

Toutefois, selon Tracy Rupp, directeur de la politique de santé publique au National Center of Health Research (Centre National de recherche sur la Santé) l’étude menée par le Braeburn Pharmaceuticals qui commercialise l’implant, serait incomplète.

En effet, considérant que 84% des sujets étaient de race blanche et le fait qu’aucun suivi n’ait été réalisé après les 6 mois de fonctionnement de l’implant, difficile de savoir si oui ou non les personnes qui l’ont testé ont pu réussir la suite de leur sevrage, d’autant que l’on considère un tel traitement comme devant durer plusieurs années sans garantie de réussite.

Ce dispositif reste cependant un excellent espoir de parvenir à guérir d’une telle dépendance.


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