Décès de Paul Walker : Porsche accusé d’avoir été au courant de défaillances du véhicule

Trois ans après la mort de Paul Walker, les avocats de sa famille révèlent l’existence d’e-mails qui laissent entendre que Porsche était au courant du fait que le modèle du véhicule accidenté était peu sûr.

La star de la saga “Fast and Furious” est décédée le 30 novembre 2013 dans un accident impliquant une Porsche Carrera GT. Il était à bord du véhicule piloté par son ami Roger Rodas quand ce dernier a perdu le contrôle et heurté des obstacles, puis un arbre avant de s’embraser. Les deux hommes étaient morts sur le champ.

À la suite du drame, les familles des deux victimes avaient décidé de porter plainte contre la marque automobile allemande, estimant que la Carrera GT 2005 n’était pas suffisamment sécurisée. Elles regrettaient, par exemple, que le véhicule ne dispose d’aucun système anti-incendie sur le réservoir d’essence.

En avril 2016, soit un peu plus de deux ans après l’accident, les juges du tribunal de Los Angeles avaient rendu leur verdict qui innocentait le fabricant allemand. Ils jugeaient que ce dernier n’était pas responsable du drame et avaient décidé de s’en tenir aux conclusions des enquêteurs selon lesquels M. Rodas roulait trop vite, à environ 160 km/h. C’est ce qui aurait entraîné la perte de contrôle du véhicule et occasionné l’accident.

Près d’un an après le verdict, de nouveaux détails viennent d’émerger et relancent la bataille judiciaire. L’un des avocats de la fille de Paul Walker aurait réussi à mettre la main sur des e-mails entre employés de Porsche qui laissent entendre que ces derniers étaient au courant de défaillances sur la Carrera GT dès 2006.

Un employé aurait essayé d’avertir ses collègues par e-mail. Il lui était revenu une statistique selon laquelle 200 des 1280 exemplaires vendus dans le monde avaient subi des dommages quasi irréparables. À ce message, l’un des collègues aurait répondu très cyniquement : « Ce serait une excellente nouvelle pour les propriétaires restants, car la GT devient plus rare ».

Pour Jeffrey Milam, l’avocat des Walker, « toute entreprise éthique aurait retiré la voiture du marché ou, du moins, averti le public de ses dangers ». Une enquête aurait également pu être diligentée pour comprendre les raisons de ces accidents quitte à améliorer la sécurité du modèle. Il demande maintenant au juge d’imposer des sanctions au constructeur allemand pour avoir délibérément caché les défaillances des véhicules à sa clientèle.


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