Crèmes solaires : Cinq produits épinglés par l’UFC-Que Choisir 

Le timing n’est pas du tout anodin. À peine la cloche des vacances scolaires sonnée, que l’association UFC-Que Choisir a lancé une alerte contre certaines crèmes solaires pour enfants qui présenteraient de graves carences en termes de protection aux UV.

UFC Que Choisir crèmes solaires

17 produits de protection solaire affichant des indices élevés (50 et 50+) ont été examinés. Ils se présentent sous forme de crèmes, sprays et de laits solaires destinés aux enfants.

Des 17 produits, cinq sont restés entre les mailles du filet de l’association. Celle-ci vient de porter plainte contre leurs fabricants.

Qu’est-ce qui leur est reproché ?

Les produits en question « n’offrent pas la protection minimale contre les UVA requis par les experts français et les autorités européennes», explique l’UFC-Que choisir en précisant que leurs emballages débordent pourtant de mentions rassurantes, d’où sa plainte portée pour « pratique commerciale trompeuse et tromperie».

Tous les 17 produits testés sont par contre dans les normes pour ce qui est de la protection contre les UVB. Le problème se situerait donc au niveau des UVA où un tiers des crèmes solaires présentent de « graves carences ».

L’industrie se défend

Elle considère que les accusations de l’UFC-Que Choisir sont diffamatoires. Pour Cédric Mourlon, PDG et fondateur du laboratoire belge Biosolis, les attaques de l’association sont « complètement aberrantes ». « Notre produit est tout à fait conforme à la réglementation européenne. Tous les tests sont réalisés par un laboratoire indépendant garantissant des résultats objectifs et conformes à la réglementation ».

Pour lui, il s’agit d’une « mauvaise interprétation ». « Ils parlent de choses qu’ils ne connaissent pas (…) mes produits sont conformes ».

Anne Dux, directrice des affaires scientifiques et réglementaires à la Febea, le syndicat professionnel du secteur cosmétique en France affirme de son côté que les tests de l’UFC-Que choisir sur les UVA ne sont pas forcément fiables. En effet, d’après elle, ils se sont basés sur des méthodes in vitro,  qui ne fonctionnent pas toujours très bien par rapport aux tests in vivo.


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