Connaissez-vous l’origine de ces expressions incontournables du quotidien ?

Nous en utilisons tous à chaque fois que nous échangeons et certaines d’entres elles comme « tomber en panne » sont absolument incontournables. Les expressions remplissent nos conversations mais connaissez-vous vraiment leurs origines ?

Vous serez peut-être surpris d’apprendre comment elles ont été détournées au fil du temps pour devenir les expressions que nous reconnaissons aujourd’hui partout.

1. Pas folle la guêpe

Au départ utilisée comme « pas bête la guêpe », cette expression souligne le caractères vif et malin de l’insecte qui se laisse difficilement attraper et possède une capacité étonnante à se sortir des mauvais pas, tout comme la personne désignée par formule devenue aujourd’hui « pas folle la guêpe ».

pas folle la guepe

2. Le dindon de la farce

Si l’on additionne le fait que le dindon n’est pas un volatile particulièrement intelligent et qu’une farce au delà de la blague était une forme de pièce de théâtre destinée à être drôle dans laquelle le père dupé était bien souvent représenté par le volatile précédemment cité, on obtient la tournure qui souligne aujourd’hui que quelqu’un s’est fait avoir.

3. Avoir la puce à l’oreille

Déjà utilisée au XVI ème siècle, l’expression s’apparentait au fait d’éprouver des sentiments, de l’envie pour une autre personne. Si aujourd’hui elle est utilisée plus largement, elle signifie cependant toujours le fait de ressentir une forte curiosité vis à vis d’un fait ou de quelqu’un.

avoir la puce a loreille

4. Tomber dans le panneau

Voici encore une formule qui nous viens des temps reculés ou l’ancien français était encore utilisé. Le panneau ou pannellus désignait en fait une sorte de filet tendu en forêt au moment de la chasse pour attraper le petit gibier, certains semblent s’être pris les pieds dedans.

5. Tomber en panne

Un peu d’histoire nautique ; au XV ème siècle pour arrêter un bateau le capitaine sonnait l’ordre de « bouter le vent en penne ». Avec l’évolution du langage celui ci est devenu « mettre en panne » pour ensuite « tomber en panne » avec la généralisation de la voiture et plus largement des moyens de locomotion à moteur.

tomber en panne

6. Être au bout du rouleau

Le rouleau était au théâtre du XVIII ème siècle ce que le prompteur est à la télévision d’aujourd’hui. Le souffleur enroulait le texte de l’acteur dessus et quand il arrivait au bout du rouleau, celui ci n’avait plus rien à dire, tout simplement.

7. Se faire mener en bateau

Il existe deux mots proches mais assez différents dans leurs sens, le batelier qui mène les bateaux et le bateleur qui cherche constamment à duper son entourage. Au fil du temps et de la transformation orale, c’est le bateleur qui a fini par mener les gens en bateau.

mener en bateau

8. Retourner sa veste

Pour comprendre il faut remonter quelques siècles en arrière et se tourner du côté de la garde romaine. À cette époque, quand les soldats changeaient de fonction ils rendaient leurs casques pour un nouveau. Avec la mode moderne, l’expression qui signifie « changer d’avis pour se rallier au plus fort » est devenue « retourner sa veste ».

9. Trier sur le volet

D’origine agricole ce terme se rapporte à une pièce de bois qui composait le tamis utilisé pour trier les grains de blé puis, plus tard, les fèves. Nécessaire à un tri rigoureux et soigné, cette pièce s’appelait le volet, l’expression est restée telle quelle.

trier sur le volet

10. À la bonne franquette

Il s’agirait ici de faire référence au peuple Franc pas vraiment réputé pour ses bonnes manières. Manger « à la bonne franquette » ou « sur le pouce » signifie faire les choses simplement par opposition probable au fait de recevoir « à la française » soit avec faste ou en mettant « les petits plats dans les grands ».


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