Le congé pour règles douloureuses existe, et ça pourrait être un problème

Dans certaines provinces chinoises, il est possible pour les femmes de bénéficier d’un congé pouvant aller jusqu’à deux jours lorsque leurs règles sont trop douloureuses. Toutefois, dans le monde de l’entreprise encore majoritairement masculin, celui-ci pourrait au fil du temps poser certains problèmes.

regles douloureuses

La reconnaissance de la douleur féminine

Mesdames, imaginez-vous demander à votre employeur un congé de deux jours avec pour justification, les douleurs causées par vos menstruations ? Si en France la chose n’est pas possible ou du moins pas directement, certaines provinces asiatiques elles, ont déjà sauté le pas.

Médicalement reconnues et pourtant trop souvent sous estimées, les douleurs menstruelles sont, chez certaines femmes, aussi insupportables qu’une attaque cardiaque à tel point que celles-ci sont obligées de s’aliter durant un labs de temps plus ou moins long. Parfois appelées endométriose, certains médicaments et certaines plantes parviennent à atténuer ces douleurs qui pourtant restent souvent pour le moins désagréables, au pire invalidantes.

Un congé payé pour règles douloureuses

Une publication du site China.org explique donc que plusieurs pays comme le Japon, Taiwan, la Corée du Sud, l’Indonésie et d’autres provinces à l’image de celles d’Ankui, de Hubei et de Hainan, ont d’ores et déjà mis en place ou s’apprêtent à mettre en place un « congé menstruel » d’une durée maximale de deux jours et valable sous présentation d’un « certificat délivré par un institut médical légal ou un hôpital”.

La nouvelle pourrait être révolutionnaire et permettre aux droits de la femme en entreprise de faire un bond par la reconnaissance de leur spécificité ? Oui, mais pas exactement.

Et si les employeurs y réfléchissait à deux fois ?

Le congé menstruel pourrait être véritablement révolutionnaire dans un monde ou la femme serait l’égale de l’homme à tous points de vue, ce qui, pour notre civilisation n’est malheureusement pas encore le cas.

Hormis le fait que certaines employées pourraient être tentées de s’octroyer un ou deux jours de repos supplémentaires, la question du coût pour l’entreprise se pose. Un salarié absent, est un salarié qu’il faut rémunérer mais qui ne produit pas, ce qui signifie une perte d’argent.

Or, les règles revenant chaque mois, quel employeur tolérerait cette absence sans reproche ? On peut imaginer que ces derniers réfléchissent à deux fois avant d’engager une femme ou un homme.

Mais surtout, si ce type de loi venait à se généraliser ce pourrait être la porte ouverte à toutes sortes de dérives comme des questions trop intrusives posées à ce sujet lors d’entretients d’embauche.

Et puis mesdames souvenez-vous, déjà au collège ce genre d’excuse » n’était pas toujours toléré, et au fond est-ce que cela a vraiment changé ?


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