En chine, l’oxygène est vendu comme un produit de luxe

Après l’eau, c’est au tour de l’oxygène d’être gracieusement commercialisé. Devenu rare dans des villes chinoises de plus en plus polluées et irrespirables, l’air frais est désormais un produit de luxe.

Et le plus cynique peut-être dans cette histoire, c’est que ce n’est même pas une société chinoise qui commercialise ces bouteilles d’air de montagne…

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La Chine en alerte pollution maximale : Une entreprise met en vente des bouteilles d’oxygène

Ayant déclenchée l’alerte rouge pour la première fois de son histoire, la Chine fait encore une fois l’objet des convoitises de ceux qui estiment qu’il est bon de tout commercialiser, même ce qui ne leur appartient pas. En effet, face à cette menace sanitaire qui plane au-dessus des espaces urbains chinois et des centaines de millions de personnes qui les habitent, une entreprise canadienne a sauté sur l’occasion pour accroître son marché.

Cette entreprise s’est dit qu’il y avait sûrement de l’argent à se faire auprès de ces millions de consommateurs potentiels qui vivent dans un nuage de pollution. Un nuage de pollution composé de 40 fois le taux de particules fines recommandés par l’OMS.

Vitality Air. Voici comment se nomme cette charmante et prévenante société qui vend des bouteilles d’oxygène au prix fort. Pour respirer pendant quelques heures par jour un air pur, collecté en montagne, il faut donc débourser la modique somme de 28 dollars. Autant dire que tout le monde ne peut pas se payer le luxe d’inhaler de l’air frais et non-pollué. Qu’à cela ne tienne, le profit doit prospérer, il est tout de même la priorité de notre civilisation. Et puis, le malheur des uns ne fait-il pas le bonheur des autres ?

Du même acabit, un restaurant aurait mis en place une taxe « air frais ». Qu’ils le veuillent ou non, les clients qui décident de manger un bout dans cet établissement sont taxés 15 centimes d’euros pour l’air pur qu’ils respirent. Une information qui nous provient de l’agence de presse chinoise, Xinhua.


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