Centrales nucléaires en grève : déjà des coupures dans certaines villes ?

Après les raffineries, la CGT a déjà lancé une nouvelle bataille sur le front de l’énergie. Plusieurs centrales nucléaires sont sous la menace. Des coupures déjà notées dans certaines villes.

centrales nucleaires

Alors que le blocage des raffineries continue de paralyser l’approvisionnement en carburant des stations, c’est désormais l’énergie électrique qui est menacée de rupture avec de nouvelles grèves lancées par la CGT. celle-ci ne compte pas baisser les bras avant la victoire. Le but c’est de faire plier le gouvernement sur la loi du travail.

Ce jeudi 26 mai s’annonce comme une journée de mobilisation nationale. Chez EDF, des perturbations naissent déjà au niveau des centrales nucléaires. Des villes comme Nantes et Marseille ont déjà connu des coupures de courant ce mardi. La crainte est désormais que ces dernières deviennent intempestives, et pire se généralisent. Mais les spécialistes restent optimistes et écartent la possibilité d’un black-out total.

Les villes ayant déjà connu des coupures

Nantes : Ouest-France a confirmé cet après-midi qu’une coupure a bien eu lieu à Nantes hier, plongeant « 25 000 foyers » dans le noir pendant environ 6 minutes. Elle aurait été délibérément provoquée par des militants de la CGT Énergie au poste de transformation de Joli Mai. Il faut la considérer comme une sommation, l’objectif étant de « montrer que l’on peut agir », commente la CGT.

Marseille : Ici, le plus grand centre commercial d’Europe a également connu une brève coupure d’électricité hier. Toutefois, on ne dispose pas d’assez d’information qui puisse permettre de faire un lien avec les mouvements annoncés par la CGT.

Ce jeudi, les choses vont se corser avec le début des grèves. Les centrales se préparent tout en connaissant de légères perturbations.

Pas de black-out en vue selon les spécialistes

Si la menace qui pèse sur les centrales fait craindre de longues coupures de courant, les spécialistes rassurent.

D’abord, de nombreux réacteurs nucléaires sont « non manœuvrables », ce qui veut dire qu’on ne peut réduire leur production. Par ailleurs, « Le réseau électrique est fait pour pouvoir se passer d’une centrale nucléaire et même de plusieurs réacteurs puisque ça peut arriver pour des questions de sûreté ou parce qu’il y a une panne mécanique », explique Bruno Comby, un ingénieur spécialisé dans le nucléaire.

Différents modes de production d’électricité peuvent permettre de compenser la baisse de charge au niveau des centrales nucléaires qui représentent 67 % de la production d’électricité en France.  L’hydraulique représente 21 % et le thermique, 12 %.

Il est toujours possible d’augmenter la capacité de production d’un mode pour compenser des baisses au niveau d’un autre.


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