Les cartes bancaires à cryptogramme dynamique pour lutter contre la fraude

La fraude bancaire est un des plus grands fléaux à la fois pour les usagers mais aussi et surtout pour les banques qui chaque année dépensent des milliards en investissements de sécurité mais aussi en remboursements.

Aussi, il semble qu’une nouvelle ère soit sur le point de débuter avec les cartes bancaires à cryptogramme dynamique.

carte de credit

Un cryptogramme qui change toutes les 20 minutes

Tout d’abord rappelons que le cryptogramme visuel correspond aux trois chiffres qui se trouvent au dos de votre carte bancaire et qui vous sont indispensables pour réaliser un paiement en ligne. Initié au début des années 2000 et même un peu avant par Mastercard, il était déjà venu renforcer la sécurité des cartes de paiement et de retrait en s’ajoutant au code secret à quatre chiffres que tout le monde connait.

Ce code s’appète donc à subir une évolution majeure en se dotant de trois chiffres dynamiques modifiés chaque 20 minutes. Selon Frédérique Richert, marketing manageur chez Gemalto, fabriquant de cartes à puce, à l’origine depuis quelques semaines de cette nouvelle technologie :

« Cette carte est équipée d’une horloge interne. Le code de sécurité sur l’écran change toutes les vingt minutes, elle lutte mieux contre la fraude. »

Ces nouvelles cartes bancaires sont d’ailleurs déjà en phase de test auprès de certains clients des plus grandes banques françaises comme La Banque Postale ou la BNP Paribas. Mais si cette carte est plus efficace contre la fraude, ce que doivent encore démontrer les tests, elle est aussi plus chère à fabriquer.

En tous points similaires à nos CB actuelles, un minuscule écran vient toutefois se rajouter au dos de ces nouveaux rectangles de plastique afin de compliquer la tâche des pirates qui essaieraient de compromettre vos données bancaires.

Avec un record battu de 42 millions de transactions bancaires effectuées ce premier week-end de Décembre et en hausse de 12% par rapport à la même date en 2014, il est à n’en pas douter urgent de se pencher sur le problème de la sécurité.

Une seule question se pose alors, celle de savoir sur qui sera répercuté le coût de cette nouvelle technologie, les banques, les commerçants ou les clients ?


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