Cancer : un test sanguin pour prédire la durée de survie des patients

Un simple prélèvement sanguin suivi d’une analyse permet d’estimer avec une précision de 75 à 80 % le temps qu’il reste à vivre à des patients en phase terminale d’un cancer.

Cela est à peine croyable, et pourtant c’est ce qu’ont réussi à mettre au point des chercheurs japonais de l’Université de Kyoto. Grâce à un simple test sur prise de sang, ils ont pu prédire avec un bon niveau de confiance la durée de survie de patients atteints d’un cancer en phase terminale.

Pourquoi une telle invention ?

Beaucoup de patients cherchent à avoir une estimation fiable du temps qu’il leur resterait à vivre en cas d’échec des traitements. « Les patients en soins palliatifs veulent un pronostic honnête et exact, mais cette information doit être partagée avec tact et de manière à respecter leur volonté de garder espoir », explique le Dr Yu Uneno.

En dehors de cela, les chercheurs font savoir que l’évaluation de la durée de survie est importante dans la mesure où elle permet d’adapter le type de traitement administré au malade. Une chimiothérapie sera par exemple rarement préconisée par un médecin lorsque le temps de survie du malade est estimé à seulement quelques semaines. En effet, les médicaments n’auront pas le temps de faire leur effet et engendreront de surcroît d’importants effets secondaires. Par contre, certains traitements comme des sédatifs puissants sont utilisés uniquement pour des patients en fin de vie afin d’éviter certains risques liés aux effets secondaires.

Les tests d’évaluation ont été plutôt réussis

Six modèles de pronostics ont été développés par ces chercheurs en travaillant sur les dossiers médicaux de plus de 5 000 patients cancéreux recevant une chimiothérapie à l’hôpital universitaire de Kyoto au Japon. Trois composés ont été mesurés dans le sang de ces derniers : l’albumine (protéine la plus importante dans le sang), les neutrophiles (un type de globules blancs) et la lactate déshydrogénase (enzyme importante dans le métabolisme des sucres).

C’est sur la base de ces trois facteurs que les six modèles ont été mis au point puis testés sur 1015 malades du cancer bénéficiant de soins palliatifs. Les résultats obtenus ont été commentés par le Dr Yu Uneno :

Nous avons constaté que les modèles avaient une bonne capacité à prédire qu’un patient décéderait dans délai de un à trois mois. La prédiction était exacte dans 75 à 80 % des cas.

Pour conclure, il affirme que ” ce test pourrait être une aide à la décision pour les professionnels de santé et les patients. Une prédiction précise du taux de survie permet à ces derniers suffisamment de temps pour se préparer à une mort imminente “.


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