Cancer du sein : Un nouveau test remboursé pourrait éviter des chimiothérapies inutiles

Avec près de 54 000 nouveaux cas déclarés pour la seule année 2015 et selon les chiffres de l’Institut National du Cancer, le cancer du sein est le premier cancer chez la femme en France. Toutefois au plus le diagnostic est posé tôt, au plus les chances de voir une complète rémission sont importantes.

Un test génomique nouvellement remboursé par la Sécurité Sociale pourrait lui, permettre d’éviter de nombreuses chimiothérapies chaque année et leurs lots d’effets secondaires indésirables.

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Vers la fin des chimiothérapies préventives pour le cancer du sein

Dans le cas d’une tumeur à la poitrine, seules les femmes dont le risque de rechute est élevé auraient à subir une chimiothérapie et les complications telles que pertes de cheveux, troubles cognitifs et fatigue aiguë qui l’accompagnent.  Malheureusement, les moyens actuels à notre dispositions ne permettent pas toujours de mesurer clairement le danger et des chimiothérapies seraient donc prescrites de façon préventive.

Or il est, depuis peu et grâce au feu vert du Ministère de la Santé, possible pour tous les hôpitaux de pratiquer un nouveau test visant à identifier la signature génomique de la tumeur retirée, renseignant ainsi l’équipe médicale à propos des risques qui l’entourent et permettant sous certaines conditions d’éviter une chimiothérapie.

Disponible depuis 10 ans aux États-Unis et désormais remboursé à hauteur de 1 850€ en France, ces tests se destinent avant tout aux tumeurs de petite taille. Pour Christine Chomienne, directrice de la recherche à l’Institut national contre le cancer :

« C’est un grand pas en avant. L’accès à ces résultats génomiques permettra à terme d’épargner à de nombreuses femmes les effets néfastes des chimiothérapies, sans induire de perte de chance pour celles qui peuvent en tirer bénéfice. »

Quant à Suzette Delaloge, présidente du groupe national sur le cancer : « Sur les 1550 femmes considérées comme “à haut risque” de rechute selon les critères cliniques classiques, 46 % ont pu échapper au traitement grâce au test. » Soit près d’une patiente sur deux.

Selon une étude menée entre 2007 et 2011 et les informations fournies par le Ministère de la Santé, en France chaque année, quelques 6 000 femmes pourraient bénéficier de cette recherche qui, si elle n’apporte pas de résultat définitif permet au médecin accompagné de sa patiente de prendre les meilleures décisions possible en ce qui concerne le traitement à suivre.


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