Cancer du sein : méfiez-vous des déodorants

La majorité des déodorants contient une forte concentration de sel d’aluminium. Une étude alerte sur les liens entre cette substance et le cancer du sein.

deodorant

Cela fait plusieurs années que les déodorants et anti-transpirants sont sur le banc des accusés dans le rang des produits responsables du cancer du sein, à cause de leur forte teneur en sel d’aluminium.

Une étude menée par des chercheurs suisses tire à nouveau sur la sonnette d’alarme. D’après le rapport qui a été publié dans la revue « International Journal of Cancer », un lien est formellement établi entre les déodorants contenant des sels d’aluminium et le cancer du sein.

8 tumeurs sur 10 commencent près de l’aisselle

Le cancer du sein fait partie de ceux les plus courants, et dans la plupart des cas, les tumeurs se formeraient dans une zone avoisinant le creux de l’aisselle, d’après le professeur André-Pascal Sappino, principal auteur de l’étude.

Après une série d’expériences menées sur des souris, les chercheurs ont constaté que « les tumeurs apparaissent à 80 % dans le cadran supérieur externe », ce qui en termes simples correspond au creux de l’aisselle.

Selon le professeur Sappino,  « l’épi­derme à ce niveau est extrêmement perméable. Et c’est là que trouve le réseau lymphatique qui draine la glande mammaire ».

La « souplesse » de l’Union européenne

Cette étude rappelle le danger que constituent les sels d’aluminium dans les déodorants et anti-transpirants. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) s’était d’ailleurs penchée sur la question en 2011 et n’a pas manqué de confirmer les risques sanitaires de ces produits. Toutefois, elle n’a fait que recommander de ne pas les utiliser sur une peau lésée et de limiter à 0,6 % la concentration dans les produits cosmétiques.

Il ne s’agit là que d’une recommandation non contraignante, puisque les déodorants relèvent de la réglementation européenne. Or, la Commission de Bruxelles a estimé en 2014 que, faute de données adéquates, « l’évaluation du risque ne peut être faite ».


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