Cancer du sein : Un gant ultra-sensible pourrait permettre des diagnostics plus précoces

De source médicale, la meilleure prévention contre le cancer du sein reste de traiter la maladie le plus tôt possible. Un gant révolutionnaire et ultra-sensible pourrait permettre de réaliser des diagnostics beaucoup plus précoces et ainsi de sauver des vies.

gants cancer sein

Des capteurs ultra-sensibles pour affiner le diagnostic des médecins

Une équipe composée de chercheurs japonais et américains vient de mettre au point le prototype d’un matériau qui pourrait à terme permettre de détecter les nouveaux cancers du sein beaucoup plus tôt et d’ainsi obtenir de meilleures chances de guérison.

Réalisé à partir d’un nouvelle matière extrêmement fine, semi-électronique et composée de nanotubes de carbone, ce gant à l’aspect doré apporterait une sensibilité accrue aux médecins et permettrait de dépister une tumeur même de petite taille.

vue coupe gant cancer sein

Il n’existe pour le moment qu’une seule façon de déceler la présence d’une tumeur du sein chez une patiente, la palpation. Celle ci est en général pratiquée par un spécialiste (comme le gynécologue) formé et apte à reconnaître le moindre signe de la maladie.

Or tous les médecins ne sont pas égaux face à la formation et encore moins face à l’expérience. Ce gant permettrait à chacun d’obtenir des données chiffrées extrêmement précises, donc révélatrices. Selon le professeur Takao Someya de l’Université de Tokyo :

« Les doigts sensibles d’un médecin expérimenté sont capables de détecter une tumeur de petite taille mais ce qu’ils ressentent ne peut se mesurer. (…) A l’avenir nous pourrions ainsi enregistrer et rendre tangibles certaines sensations qui ne peuvent être ressenties que par un praticien expérimenté. »

prototype

crédit : Someya Laboratory

Pour l’instant encore à l’état de prototype et nécessitant de nouveaux tests notamment afin de déterminer sa longévité, le matériaux semi-électronique prend pour le moment la forme d’un carré de 4.8 cm de côté et permet pourtant déjà de capter la pression sur 144 points différents.

Son épaisseur entre 3, 4 et 8 micromètres et ses capteurs lui permettent de mesurer les variations de la pression sanguine qui peuvent être occasionnées par une tumeur.

L’Institut National du Cancer rappelle que le cancer du sein est à la fois le plus meurtrier pour les femmes mais également celui dont on guérit le mieux s’il est pris à temps.

En France en 2012, 48 700 nouveaux cas on été diagnostiqués et 11 800 décès constatés alors que le dépistage lui est encore insuffisant bien que la ministre de la santé, Marisol Touraine ait annoncé  au mois d’Octobre 2015  la prise en charge à 100% des examens de dépistage effectués par des femmes « à risque élevé », dès le printemps 2016.


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