Cancer du sein : comment le dépister à temps ?

Tout le long du mois d’octobre, le monde se mobilise contre le cancer du sein via l’opération « octobre rose ». L’un de ses principaux objectifs reste la sensibilisation et l’information sur les méthodes de dépistage précoce.

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Le cancer du sein est de loin le plus fréquent et celui qui cause le plus de mortalité chez les femmes. En France, près de 12 000 femmes en meurent chaque année, mais ce chiffre pourrait être moindre si le dépistage pouvait être fait plus précocement. D’où la nécessité de mettre l’accent sur les méthodes de dépistage.

En France, il existe un programme national de dépistage du cancer du sein. Celui-ci a permis de détecter 37.000 cas entre 2013 et 2014, a annoncé aujourd’hui Santé Publique France qui le juge efficace. En plus de cela, le ministère de la Santé a annoncé l’année dernière que les femmes dont le risque de développer un cancer du sein  est élevé peuvent être remboursées à 100% par l’Assurance maladie pour les dépenses liées aux examens de dépistage nécessaires, et ce, quel que soit leur âge.

Quelles sont les femmes les plus à risque ?

Le risque de développer un cancer du sein est classé sur une échelle allant de « moyen » à « très élevé ».

Risque « moyen » : les femmes âgées de plus de 50 ans qui n’ont aucun facteur de risque particulier (antécédents personnels, antécédents familiaux).

Risque « élevé » : les femmes ayant déjà eu un cancer du sein, par le passé ou à qui des anomalies du sein ont été diagnostiquées. Si vous vous situez dans cette catégorie, votre probabilité de développer le cancer du sein est plus importante que la moyenne.

Risque « très élevé » : les femmes ayant des prédispositions génétiques au cancer du sein. Celles-ci peuvent être détectées grâce à un test génétique qui est particulièrement recommandé s’il existe des antécédents familiaux (mère, sœur, fille, etc. ayant développé la maladie avant la ménopause).

Les réflexes les plus simples à adopter

Se palper les seins régulièrement : ce geste simple vise à détecter le plus tôt possible toute grosseur anormale. Il ne s’agit pas de s’alarmer dès lors qu’on ressent une certaine dureté comme cela arrive souvent pendant les règles ou la période pré-pubertaire. Ce qui est à prendre au sérieux, c’est « une masse circonscrite, indurée, de petite taille, d’un à quelques centimètres, tandis que le reste du sein est normal » a expliqué le docteur Philippe Deruelle à LCI.

Prendre rendez-vous chez le Gynécologue tous les ans : l’auto-palpation, c’est bien, mais cela ne suffit pas. Un examen périodique chez un gynécologue est recommandé. Un spécialiste aura un regard (et si possible un doigté) plus exercé.

Ne pas craindre la mammographie : les personnes les plus à risque sont fortement encouragées à y avoir recours. Mais pour beaucoup de femmes, la peur peut être un frein pour plusieurs raisons. Mais celle-ci ne devrait pas les empêcher de participer aux dépistages par mammographie ne serait-ce qu’une fois tous les deux ans. Même si une sensation désagréable peut être ressentie, elle ne dure pas plus que quelques secondes.


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