Cancer de la prostate : comment le prévenir ou le dépister précocement ?

Novembre est le mois de sensibilisation au cancer masculin, l'occasion pour nous de parler du cancer de la prostate. Comment s'en protéger ou le dépister le plus tôt possible.

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Après le mois d’octobre qui a été consacré à la lutte contre le cancer du sein, celui de novembre est comme chaque année spécialement dédié à la sensibilisation aux cancers masculins.

Le cancer de la prostate est le plus courant chez les hommes. En France, il touche chaque année 50 à 60 000 hommes et entraîne 10 000 décès. Pourtant, les traitements disponibles permettent d’en arriver à bout assez efficacement, pour peu qu’il soit dépisté très tôt.

L’importance d’un dépistage précoce

C’est un enjeu capital, qui l’est d’autant plus qu’au stade initial de la maladie, celle-ci est complètement asymptotique. Les symptômes qui alertent, dont le principal est l’apparition de sang dans l’urine, surviennent généralement à un stade avancé.

Pour le Pr François Desgrandchamps, chef du service urologie de l’hôpital Saint-Louis de Paris, à cause de l’aspect asymptotique du cancer de la prostate à ses débuts, il est recommandé aux personnes les plus à risque de se faire dépister. Il s’agit précisément des hommes âgés de plus de 50 ans.

Deux tests disponibles

Le premier, d’après l’urologue est le test PSA. Il se fait sur une « prise de sang pour rechercher la présence d’une protéine spécifique ». Le second test possible et qui est en même temps redouté est le toucher rectal.

Beaucoup d’hommes redoutent cette méthode un peu comme les femmes craignent le frottis du col utérin. Le toucher rectal est souvent rebuté, car pour un grand nombre d’hommes, il peut « heurter la pudeur ».

Ces deux techniques de dépistage peuvent poser d’autres problèmes, notamment sur le plan de la fiabilité. Concernant le test PSA, le Pr Desgrandchamps explique qu’il est « comme un grand filet à trop petites mailles ». Autrement dit, il est très sensible, mais peu spécifique.

Le test détectera la majorité des cancers de la prostate, toutefois, il peut souvent s’avérer positif pour d’autres types d’affections prostatiques qui ne sont pas nécessairement liées au cancer (infections, troubles bénins,etc.). Cependant, en cas de résultat anormal, une IRM de la prostate permet d’affiner le résultat, suivie d’une biopsie pour confirmer le diagnostic.

Si le test PSA est sensible, mais peu spécifique, le toucher rectal en ce qui le concerne n’est pas toujours efficace pour détecter le cancer de la prostate à un stade précoce.

Les dispositions pour prévenir la maladie

Comment se protéger du cancer de la prostate ? C’est une question qui s’impose souvent et elle concerne tous les cancers en général.

Les spécialistes préconisent une bonne hygiène de vie. Pour l’urologue Desgrandchamps, « tout ce qui est bon pour le cœur est bon pour la prostate. Il précise qu’il faut éviter l’excès de viande rouge et de graisses animales, et plutôt s’habituer aux poissons gras, aux fruits et légumes, « surtout les choux et tomates ».

La sédentarité est aussi un facteur favorisant les cancers en général, et celui de la prostate en particulier. « Un homme qui passe plus de 20 heures par semaine devant la télé a plus de chances de développer un œdème de la prostate, qui est une forme d’hypertrophie prostatique ».

Une petite note réjouissante pour finir. Les hommes sexuellement actifs sont moins à risque de développer le cancer de la prostate. En effet, « un homme qui a plus de 20 éjaculations par mois à deux fois moins de risques d’avoir le cancer de la prostate ».


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