Café, blé, chocolat : des aliments voués à disparaître à cause du réchauffement climatique

Le réchauffement climatique, on en parle beaucoup ces dernières années. Et s’il fait partie des premières préoccupations des élites politiques, c’est sans doute parce que les raisons sont loin d’être anodines. L'une d’elles est l'impact négatif que ce phénomène a sur les productions agricoles. Plusieurs denrées sont menacées.

Changements climatiques

Café, cacao, blé, de plus en plus de cultures sont en train d’être affectées par les changements climatiques. Plusieurs organisations anticipent et tirent sur la sonnette d’alarme depuis des années. L’agriculture est à la fois une cause et une victime de ce phénomène.

Il est inquiétant de se faire un film dans lequel café, chocolat ou pommes frites commencent à devenir des denrées rares. Pourtant, entre les précipitations qui sont perturbées dans certaines zones, et la chaleur qui impacte négativement certains types de cultures, le futur est à envisager avec de nombreuses interrogations.

D’importants changements dans le monde agricole.

D’après une étude de l’International Center for Tropical Agriculture, rapportée par le Daily Mirror il y a quelques mois, la culture des fèves de cacao va par exemple nécessiter des altitudes de plus en plus élevées dans les années à venir, ce qui entraînera une tendance baissière de la production.

Les caféiers en ce qui les concerne subiront les effets destructeurs de germes et de maladies dont la propagation est favorisée par la chaleur. Il en sera de même pour d’autres cultures, dont celle du raisin et des pommes de terre.

L’impact des changements climatiques sur les systèmes de production alimentaire dans le mode est donc en train de modifier les habitudes humaines en matière agricole. D’importants investissements sont d’ailleurs en train d’être injectés dans la recherche et le développement de moyens d’adaptation. Mais là encore, les évolutions apportées nous conduisent davantage vers les OGM, avec toutes leurs controverses.

Le cas du maïs

Aux États-Unis, c’est la première plante cultivée en volume. Cette dernière ne pousse guère au-delà de 35 degrés de température. De tels niveaux ont déjà été atteints dans l’État de l’Iowa de manière sporadique. Mais d’ici 2040, si rien n’est fait pour ralentir les changements climatiques, les professeurs Katharine Hayhoe (Université de Texas Tech) et Donald Wuebbles (Université de l’Illinois) voient ces canicules se reproduire plus fréquemment. Ils parlent de trois étés sur quatre.

Quand on tient compte de ces problèmes et qu’on les croise avec celui de croissance démographique mondiale, plusieurs experts dont John Beddington, conseiller scientifique de nombreux ministères britanniques, anticipent des «déstabilisations majeures» à l’horizon 2030. Nous risquons de connaître des émeutes et migrations massives, puisque les gens fuiront les pénuries d’eau et de nourriture.

On ne peut donc qu’espérer vivement que l’accord sorti de la COP 21 en décembre dernier se traduise par des avancées et actes concrets.


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