Un cadre de la SNCF certifie être payé à ne rien faire depuis 12 ans

Voici une histoire à dormir debout que nous révèle Le Point. Un cadre de la SNCF atteste être payé sans qu’aucune tâche ne lui soit attribuée depuis douze ans.

Bien qu’il perçoive un salaire mensuel de 5 496,69 euros et bénéficie d’une indemnité de résidence et d’une prime de gestion, aucune astreinte à pointer au bureau ne lui a été adressée depuis 2003.

Mais ce n’est pas la seule chose que Charles Simon a rapporté au journal. La SNCF n’a pas encore réagit à ces allégations.

sncf

Charles Simon dénonce une fraude de 20 millions d’euros au préjudice de la SNCF

Embauché par la SNCF en 1991, Charles Simon fait carrière dans l’entreprise publique de réseau ferroviaire jusqu’en 2003, date à laquelle il est muté chez Geodis Solutions, filiale de la SNCF. Et depuis ce moment, il perçoit un salaire de cadre sans avoir à travailler. En effet, il attend toujours son affectation. Mais ce n’est pas tout.

En intégrant Geodis Solutions, il affirme aussi avoir découvert une fraude de 20 millions d’euros au préjudice de la SNCF. Autrement dit, la filiale aurait escroquée la société mère. Par quels procédés ?

Charles Simon avance que ces méthodes frauduleuses concerneraient notamment la dissimulation d’un rapport de la Cour des comptes inhérent au chantier de la ligne E du RER. Il affirme également que des détournements de fonds ont été orchestrés pour la construction du TGV Nord.

Il s’agit là de graves allégations à l’encontre de la filiale de la SNCF, qui serait, elle aussi, impliquée d’une façon ou d’une autre dans cette affaire. Pourtant, l’entreprise qui gère le réseau ferré en France n’a ni démenti, ni assigné en justice son cadre supérieur pour diffamation. Mais ce qui est le plus troublant dans cette affaire, c’est qu’après avoir découvert la fraude, Charles Simon a immédiatement prévenu sa hiérarchie par le biais d’un rapport confidentiel. Celle-ci a réagi en ne lui proposant aucun poste mais en continuant tout de même de le rémunérer.  Affaire à suivre.


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