Du Brexit à l’élection de Donald Trump : comment expliquer le cafouillage des instituts de sondage ?

C’est l’une des principales leçons à retenir de la victoire de Donald Trump. Pour la deuxième fois après le l’épisode du Brexit, les Instituts de sondage ont fait un mauvais casting. Faut-il désormais remettre en cause leur fiabilité ?

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Le 24 juin 2016, au lendemain du référendum du Royaume-Uni sur le Brexit, les principales agences de sondage constataient amèrement leur échec à prédire des résultats qui soient fidèles aux intentions réelles des Britanniques. Jusqu’à la veille du vote, elles convergeaient toutes à tort vers le même pronostic : la victoire du « Remain » (rester) avec au moins 52 % des voix.

Cinq mois après, dans le contexte de l’élection présidentielle américaine, les prédictions se sont une fois encore avérées complètement à côté de la plaque, et cette fois-ci, il s’agit d’une erreur qui entame sérieusement la confiance que beaucoup peuvent avoir en la justesse des sondages.

Même si au dernier moment, certains résultats donnaient Donald Trump en avance sur Hillary Clinton, celle-ci avait de bonnes raisons de s’endormir confiante. Elle était en effet créditée de 44,9 % des intentions de vote contre 42,7 % son adversaire, selon la moyenne des sondages les plus récents réalisés par Real Clear Politics (RCP). Une question s’impose donc après le verdict réel des urnes.

Quels facteurs ont pu fausser les prédictions ?

De nombreux médias américains, dont le Daily Telegraph imputent ce manque de fiabilité à “une sous-estimation du vote conservateur”. Que faut-il y comprendre ?

“Les électeurs qui refusent de dévoiler leur orientation politique sont souvent ceux qui votent pour un parti conservateur.”, d’après le journaliste Harry de Quetteville, du Daily Telegraph.

Comme pour chaque sondage, il existe toujours un certain nombre de personnes « indécises » dont certains le sont vraiment. D’autres préfèrent tout simplement ne pas dévoiler leur intention de vote. Pour le journaliste? “les gens sont plus contents d’admettre qu’ils votent à gauche plutôt qu’à droite”.

Par ailleurs, dans le contexte précis de ces élections américaines, “ils étaient plus à l’aise en disant qu’ils allaient voter pour la candidate femme qui fait sa percée plutôt que pour un mec qui tripote les femmes et qui ne s’en cache pas”.

Toute l’erreur des instituts de sondage aurait donc été d’avoir mal calculé leur marge d’erreur, en jugeant mal le basculement des sondés « silencieux ».


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