Boire l’eau des toilettes serait bon pour la santé et pour la planète

Pour les climatologues et les protecteurs de l’environnement la nouvelle n’est pas récente, l’eau potable sur Terre viendra un jour à manquer si nous ne prenons pas de mesures drastiques pour lutter contre le gaspillage.

Plusieurs expérimentations à grande échelle ont pu prouver que le recyclage des eaux usées en eaux potables pouvait être bon à la fois pour la santé mais aussi pour la planète.

recyclage eau toilettes

Les toilettes au robinet

C’est le nom du principe qui veut que les eaux usées de nos habitations douches, lave-vaisselle, lave-linge et bien entendu toilettes soient recyclées pour devenir des eaux potables que nous pourrions donc consommer, boire et utiliser pour faire la cuisine, les « toilettes au robinet« .

Plusieurs villes aux États-Unis, à Singapour et en Australie ont d’ores et déjà choisi de faire le test grandeur nature avec des stations de recyclage des eaux usées destinées à les aider à faire face à la sécheresse pour les unes et à la croissance démographique pour les autres.

C’est via un article de la BBC que l’ingénieur chimiste de l’université de Melbourne en Australie Peter Scales explique le principe qui pourrait un jour faire que l’eau de nos toilettes se retrouve dans nos verres :

« On peut fournir une eau très pure, souvent encore plus pure que celle contenue dans les réservoirs et les rivières »

Il suffirait pour cela de filtrer dans un premier temps les éléments solides et visqueux, puis ceux de plus petite taille avant de passer l’eau aux ultraviolets pour terminer sa stérilisation.

Dans la ville d’Orange County en Californie, l’expérimentation est en place depuis 8 ans. Selon un rapport publié en 2015, les « toilettes au robinet » auraient déjà permis d’abreuver quelques 850 000 habitants en produisant 370 millions de litres d’eau par jour.

À Singapour l’usine de recyclage des eaux produirait 30% de l’eau potable du pays alors qu’à Perth en Australie c’est 43% de l’eau potable qui serait recyclée des eaux usées.

Toujours selon Peter Scales ce processus serait « moins cher et surtout fournirait une source d’eau garantie à la population« . Pourtant il reste un léger obstacle à surmonter : ce que les scientifiques nomment « l’effet beurk ».

Selon une étude menée conjointement à ces essais et sur 2 000 personnes, 13% d’entre elles refuseraient catégoriquement de boire une eau qui viendrait des eaux usées de chacun. Seuls 49% des participants ont accepté de la consommer sans sourciller.


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