Bloctel : Quel bilan pour le service d’opposition au démarchage téléphonique ?

Le service Bloctel, lancé en juin dernier est-il vraiment efficace ? C’est l’heure de faire un premier bilan.

Le service Pacitel qui avait fini par fermer le 1er janvier 2016 avait la même finalité, mais souffrait d’un problème d’efficacité, car ne reposant que sur la bonne volonté des démarcheurs. Cette insuffisance était censée être corrigée avec la liste Bloctel qui jouit d’un caractère contraignant, exposant les entreprises qui ne la respecteraient pas à des sanctions pénales.

La promesse du service avait tout pour séduire, comme en témoigne l’ampleur de sa prise d’assaut dès les premiers jours de son lancement. La liste compte actuellement 2,7 millions de personnes inscrites, d’après le gouvernement.

Performances encourageantes, mais pas parfaites

Une chose est certaine, les démarchages téléphoniques dans toutes leurs formes ont considérablement baissé, mais il reste encore des résidus de récalcitrance. Ainsi, sur un total de 2,7 millions de personnes inscrites, il y a eu 330 000 réclamations enregistrées par Bloctel, soit un taux d’insatisfaction d’environ 12 %.

La grande majorité des démarchages concernaient des appels reçus sur un numéro fixe. La moitié des réclamations sont par ailleurs relatives au « ping call », une ruse qui consiste à inciter les victimes à rappeler un numéro surtaxé. Cette pratique est à signaler sur la plate-forme www.33700.fr.

Le gouvernement durcit le ton

Répondant à l’interpellation d’une députée il y quelques semaines, la secrétaire d’État à la Consommation, Martine Pinville, a annoncé qu’elle comptait “intensifier les sanctions” à l’encontre de certaines entreprises qui ne respecteraient la liste de Bloctel, et ce, « avant Noël ».

Pour l’heure, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) n’a prononcé que deux sanctions administratives après avoir enquêté sur une vingtaine de cas. Dans les semaines à venir, les sanctions devraient être étendues à 80 autres numéros qui font déjà l’objet d’une procédure.

Pour rappels, les entreprises à sanctionner sont passibles d’une amende allant jusqu’à 75 000 €.


Suivez nous sur facebook

Réagissez à cet article !