Blocage des raffineries : est-ce que cela va durer?

Toutes les raffineries françaises sont soit à l’arrêt ou tournent au ralenti, causant une pénurie de carburant qui empire de jour en jour. Malgré les appels du gouvernement, la CGT ne lâche pas du leste. Outre les raffineries et dépôts de carburant, les centrales nucléaires, les chemins de fer et l’aviation civile durcissent le ton.

greve cgt

Le bras de fer entre le gouvernement et les syndicats se poursuit et ne laisse entrevoir aucune issue dans l’immédiat. Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT appelait ce mardi 24 mai « à une généralisation de la grève, partout, dans tous les secteurs ».

Pour la cinquième fois, la CGT-Cheminots et SUD-Rail appellent à la paralysie des chemins de fer mercredi 25 et jeudi 26 mai. Le trafic SNCF reste cependant moins perturbé que la semaine dernière. On compte 3 TGV sur 4 en service et 4 RER sur 5. En province, c’est 2 TER sur 3 et 6 intercités sur 10.

Les choses pourraient se corser dans les jours à venir. La CGT a déposé ce mardi un préavis de grève illimitée à la SNCF. Elle débutera le 31 mai à 19 h et est reconductible au fil des jours.

Aviation civile, EDF, ports et docks

L’USAC-CGT, principal syndicat des corps de l’aviation civile (personnels administratifs, contrôleurs aériens, ingénieurs, techniciens, ingénieurs…) a appelé à une grève interprofessionnelle. Elle conduira à l’annulation de 15 % des vols à Orly dès ce jeudi et des retards dans toute la France.

Le pire est attendu pour début juin, car tous les syndicats de l’aviation civile appellent à une grève générale du 3 au 5 juin pour des revendications internes.

À EDF, des menaces planent sur la production d’énergie dans les centrales nucléaires. La CGT-Energie a également appelé ce mardi à « accentuer la mobilisation», notamment dans les centrales nucléaires. Elle veut des actions qui soient les plus fortes possible. On note déjà des coupures dans plusieurs quartiers de Nantes et à Marseille, mais le déficit pourrait être plus important jeudi.

Enfin, la CGT des ports et docks maintient la mobilisation constante malgré le déblocage du dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône).

Au port maritime de Marseille, aucun bateau n’est déchargé par les employés de Fluxel depuis le lundi et cela va continuer jusqu’à vendredi. Conséquence, l’approvisionnement des raffineries, des dépôts et pipelines restera perturbée.

Au niveau des terminaux pétroliers du Havre qui assure 40 % des importations françaises de carburant, la grève continuera également.

Actuellement, plus de 20 % des stations sont en pénurie totale ou partielle et on constate des fils d’automobilistes partout. L’issue de la crise ne pointe pas encore à l’horizon.


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