Bébés à trois parents différents : le Royaume-Uni, premier pays à l’autoriser

Le Royaume-Uni est le tout premier pays à autoriser la conception de bébés avec les ADN de trois parents différents.

Il y a quelques semaines, la revue scientifique New Scientist annonçait la naissance du tout premier bébé au monde à porter l’ADN de trois parents différents. Cette prouesse fut réalisée au Mexique par des scientifiques américains, vu que les États-Unis interdisent cette nouvelle technique de modification génétique sur embryons. Au Mexique par contre, aucune législation ne l’interdit, ce qui avait poussé les chercheurs à y faire concevoir Abrahim Hassan, un garçon né il y a huit mois, grâce aux ADN de trois différents géniteurs.

Le Royaume-Uni est devenu aujourd’hui le premier pays au monde à autoriser légalement cette technique, mais uniquement à des fins de prévention : éviter la transmission de maladies héréditaires graves.

Le premier test de ce procédé de procréation avait déjà été opéré dans le cadre de la prévention d’une maladie génétique rare : le syndrome de Leigh. Cette maladie mortelle uniquement transmise par la mère touche les notamment les nouveaux nés et s’attaque à leurs muscles et cerveau. Afin d’éviter qu’Ibrahim ne naisse avec ce mal, une partie spécifique de l’ADN de sa mère avait été retirée et remplacée par celle d’une autre femme.

En raison des implications morales que peut avoir cette technique médicale controversée, aucun pays ne l’avait encore autorisée. C’est désormais chose faite au Royaume-Uni après le feu vert de l’Autorité de régulation de l’assistance médicale à la procréation et à la recherche en embryologie (HFEA). Et si elle l’a fait, c’est pour une bonne cause.

En effet, 125 bébés environ naissent chaque année en Grande-Bretagne avec un dysfonctionnement mitochondrial, transmis par la mère. Cette nouvelle technique de conception offre donc la chance aux parents portant ce mal dans leurs gênes d’avoir des enfants sains.

C’est une décision historique et je suis sûre que les patients prêts à bénéficier de cette technique seront ravis“, a déclaré Sally Cheshire, la présidente du HFEA.


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