Aurous, le Popcorn Time de la musique déjà trainé devant les tribunaux

A peine mis en ligne, Aurous est déjà convié à se défendre devant les tribunaux américains. Sony, Warner et Universal ont effectivement déposé une plainte à l’encontre de l’entreprise fondatrice du logiciel, que l’on compare déjà à Popcorn Time mais pour la musique, car il permet de télécharger et d’écouter des albums illégalement, selon eux.

En toute logique, ces trois acteurs de l’industrie du disque ont décidé de couper court à ce nouveau site web qui leur fait du tort. L’objet de la plainte ? « Une transgression au code du droit d’auteurs ».

aurous music

L’industrie du disque défend ses droits et tente de faire disparaître Aurous

L’industrie du disque n’avait peut-être jamais fait autant preuve de solidarité que depuis l’apparition d’Aurous. Car, contrairement à Spotify ou Deezer, Aurous ne dispose pas de l’accord des maisons de disque pour proposer les morceaux de leurs artistes. Des artistes qui ne sont d’ailleurs pas rémunérés par Aurous.

Le fondateur du logiciel, Andrew Sampson, défend cependant sa création. Il estime qu’elle n’a rien de « répréhensible » ou d’« illégale ». Il explique en effet que toutes les chansons qui sont proposées par son service proviennent de sources légales, à savoir des sites tels que Soundclound, Youtube ou Pleer. On peut lui accorder raison sur ce point : son site n’héberge aucune des chansons qu’il propose.

Aurous va-t-il donc subir le même sort que Grooveshark, un site de streaming en ligne qui a été jugé illégal par les tribunaux américains et qui a été contraint de fermer en juin dernier après neuf années passées à se défendre devant la Justice ? Cela est fort probable.

Ce que l’on sait moins, c’est combien de temps la bataille juridique durera. Si on se fie à la durée du dernier procès de ce genre, il se pourrait bien qu’Aurous est encore quelques belles années devant lui.


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