Attentat de Nice : l’application SAIP du gouvernement a réagi trop tard

L'application SAIP qui avait été lancée il y a quelques semaines afin de faciliter les alertes en cas d'attentat vient de subir son premier test. Déjà, il est largement critiqué pour son manque de réactivité.

 

SAIP niceLe ministère de l’Intérieur avait lancé SAIP (Système d’alerte et d’information des populations) quelques jours avant le début de l’Euro. Comme son non l’indique, elle était censée alerter les populations en cas de danger. Mais malheureusement pour son tout premier test, SAIP s’est déclenché plus de 2 heures après l’attentat de Nice.

Au moment de son lancement, le gouvernement avait promis une promptitude de l’ordre de 15 minutes après le début d’un danger. Les utilisateurs devaient ainsi recevoir une alerte sur leurs smartphones s’ils se retrouvent dans une zone concernée. Pourtant hier, SAIP est resté muet jusqu’aux alentours de 1 h 30. Évidemment, il était déjà trop tard.

Si l’outil du gouvernement s’est montré inefficace, Facebook en ce qui le concerne a été beaucoup plus réactif. Son outil Safety Check a très vite été activé afin de permettre aux utilisateurs d’indiquer qu’ils se portent bien, afin de rassurer leurs proches.

Pour pouvoir être alerté par SAIP, l’utilisateur qui l’a installé sur son mobile doit avoir activé son système de géolocalisation. L’application est censée informer tous ceux qui se situent dans la zone géographique d’un événement grave.

Par ailleurs, les utilisateurs ont la possibilité de configurer plusieurs zones d’habitation afin de recevoir des notifications quand elles sont en situation de danger.


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