Attaque chimique : Le Ministère de la Santé et les SAMU se préparent face à d’éventuels risques

Publié au journal officiel de dimanche, un arrêté annonce que les SAMU se verront bientôt doté de plus grandes doses d’atropine, seul antidote connu à plusieurs gaz neurotoxiques.

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Moins d’une semaine après les attaques qui ont endeuillé la ville de Paris et à quelques jours seulement du début de la COP 21, il semble que l’État Français se prépare à l’éventualité d’une attaque chimique sur son sol.

Pour cela, la Pharmacie Centrale des armées vient d’obtenir le droit de fournir aux SAMU d’importantes doses de sulfate d’atropine, antidote de certaines gaz neurotoxiques connus.

Autorisé en Novembre mais pour le moment en trop petite quantité

Cet arrêté du journal officiel intervient au moment où la France pleure les 129 morts et 352 blessés des attaques terroristes de vendredi dernier, mais doit également faire face à l’organisation d’un événement très sensible, la Conférence Internationale pour le climat qui réunira du 29 Novembre au 11 Décembre, de nombreux chefs d’États venus du monde entier.

Selon la publication du 15 Novembre, il existe désormais une dérogation afin que de l’atropine injectable à haute dose (40mg/20ml) puisse être stockée et utilisée par les SAMU dans le cas d’une agression aux neurotoxiques comme les gaz sarin, cyclosarin, soman, tabun, VX et VR. Chacun d’entre eux a pour propriété principale de ralentir les battements du cœur et d’être potentiellement mortel.

L’injection rapide de doses de 2mg de sulfate d’atropine toutes les 5 minutes est alors indispensable jusqu’à disparition des symptômes. Si l’atropine est déjà utilisée au sein des services hospitaliers français, elle n’est disponible qu’en ampoules de faible dosage.

C’est pourquoi, après avoir reçu son autorisation de mise sur le marché au début du mois, le sulfate d’atropine hautement dosé et jusqu’ici uniquement réservé à l’armée est désormais considéré comme un médicament classique bien que la pharmacie des armées en conserve l’exclusivité de fabrication.

Si selon le gouvernement les stocks sont suffisants, l’étiquetage du produit pour un usage civil fait défaut. C’est ce problème que le décret publié dimanche corrige, en permettant l’utilisation de sulfate d’atropine conditionné par et pour l’armée dans le traitement de personnes civiles exposées à ces gaz.

Prévu à la publication avant ce vendredi 13 Novembre, la publication du décret ne serait pas liée aux attentats parisiens.


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