Anonymous : Trois membres du collectif condamnés à des peines de prison avec sursis

On le sait, les Anonymous sont sur tous les fronts de la revendication, certains d’entre eux d’ailleurs ne se limitent pas dans l’ampleur de leurs interventions.

Bien que celles ci soient régulièrement saluées par les internautes partisans ou non du groupe, il arrive parfois que leurs auteurs tombent sous le coup de la justice. C’est le cas de trois Anonymous très récemment condamnés à des peines de prison avec sursis pour avoir bloqué des sites internet de l’État.

anonymous-prison-sursis

4 mois de prison avec sursis pour avoir hacké trois sites internet de l’État

Les hacktivistes ont opéré dans le cadre de leur action intitulée « Grands Projets Inutiles et Imposés ».

Après la « réaction massive » promise à Daech et les noms de partisans du Ku Klux Clan dévoilés, cette revendication est en relation directe avec l’intention des pouvoirs publics d’enfouir des déchets radioactifs sur le site de Bure dans la Meuse et visait à mettre hors service les sites de la région Lorraine, du conseil départemental de la Meuse et de l’Andra (Agence nationale de gestion des déchets radioactifs), but atteint par les Anonymous.

Voilà plusieurs mois déjà que nombreuses sont les voix à s’élever contre ce projet qui voudrait que des kilomètres de galeries soient creusés dans la campagne alentours de la commune de Bure afin que puissent y être entreposés les résidus radioactifs de l’industrie nucléaire française.

On rappelle ici que le pays dispose de pas moins de 19 centrales en activité comptant au total 58 réacteurs.

Pour autant, le Tribunal de Nancy vient de condamner Loïc Schneider 20 ans, Cédric Sibille 36 ans et David Druart 41 ans à 4 mois de prison avec sursis chacun, mais aussi à dédommager la région Lorraine à hauteur de près de 6 000€ ainsi que le conseil département de la Meuse pour 1 500€. Un euro symbolique devra être versé à l’Andra et leurs matériels informatiques leurs ont été confisqué.

Les trois hommes ont été reconnus coupables d’avoir entravé ou faussé le fonctionnement d’un système automatique de gestion de données, ainsi que d’avoir participé à un mouvement en bande organisée pour lesquels ils risquaient jusqu’à 10 ans de prison et 150 000 euros d’amende.


Suivez nous sur facebook

Réagissez à cet article !