Alcool au volant : Etes-vous pour ou contre un taux d’alcoolémie à 0% ?

Avec chaque année en France de nombreux décès liés directement à l’alcool au volant, une association de conducteurs vient de proposer d’abaisser le taux légal d’alcool dans le sang en vigueur à 0.2 gramme soit moins d’un verre par personne.

alcooltest

« Je roule à zéro, je suis un héros. »

Voici le nouveau slogan que l’association 40 millions d’automobilistes souhaiterait populariser en France. À travers une tribune dans le journal le Parisien, son président Daniel Quéro affirme :

« Un sondage démontre que 63 % des Français sont favorables à un abaissement du taux légal d’alcool, les jeunes conducteurs l’ont déjà accepté sans difficulté. »

Il est vrai que depuis le 1er Juillet dernier les jeunes conducteurs sont soumis à l’obligation de respecter la limite de 0.2 gramme d’alcool maximum par litre de sang ce qui représente environ une gorgée de vin pendant le repas. Des pays comme la Hongrie, la Roumanie, la République Tchèque et la Slovaquie appliquent déjà cette mesure pour tous les automobilistes.

Pour justifier son idée, l’association prend appui sur les 1 000 décès et 8 000 blessés graves par an sur les routes de France et dont les accidents mettent directement en cause le taux d’alcoolémie des conducteurs.

Elle souligne également que la mortalité à augmenté de 4.3% l’année dernière et qu’à 0.5 gramme par litre (le taux actuel autorisé) les risques d’accident sont déjà multipliés par deux.

taux alcoolemie

Des effets limités

Cependant il faut opposer à cette demande une autre statistique, qui veut que 80% des accidents mortels de la route mettent au cause un taux d’alcoolémie supérieur à 1.2 gramme par litre de sang. Le nombre d’accidents engendrés par une alcoolémie comprise entre 0.5 et 0.2 gramme serait infiniment plus réduit.

De plus, la peur du gendarme jouerait un rôle prépondérant dans la façon dont les automobilistes contrôlent leur vitesse. Jean-Yves Salaün, de la Prévention routière souligne :

« Cette mesure pose en outre le problème des contrôles routiers qui sont insuffisants et occulte le débat majeur qu’on devrait avoir sur la réduction de la vitesse. »

Et Alexis Capitant, Directeur général de l’association Entreprises et Prévention de renchérir :

« C’est la peur du gendarme qui contribue à modifier les comportements sur les routes. »


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