Un maire de Seine-Maritime victime d’un chantage à la sextape

Pendant plus de 3 mois, il entretenait une relation virtuelle avec une femme qui se faisait appeler Anne-Laure. Il s’agissait en fait d’un leurre qui lui coûte aujourd’hui très cher.

cyberescroquerie

Tout le monde peut donc être victime d’un piège à la sextape. Un maire d’une commune de Seine-Maritime est en train d’en faire les frais actuellement puisque le chantage est toujours en cours.

Célibataire, le maire explique qu’il avait envie de refaire sa vie. «  Alors, quand cette femme est entrée en contact avec moi il y a quelque temps sur Skype, j’ai accepté… Et puis parfois, c’est vrai, j’assume totalement ce que j’ai fait, nous nous sommes laissés aller à des jeux par caméras interposées »

Par la suite, Anne-Laure commence à inventer des histoires pour exprimer des besoins d’argent. Suspicieux, le maire commence à prendre ses distances. Il se rendra finalement compte qu’il avait affaire à des cyberescrocs.

« J’ai alors reçu des coups de téléphone de Côte d’Ivoire, des mails, des messages avec des photos truquées et des menaces m’ordonnant de verser une importante somme d’argent si je ne voulais pas voir les vidéos de nos jeux être diffusées sur internet »

Alerté, le Service régional de police judiciaire (SRPJ) mène ses enquêtes et remonte les traces des cyber-assaillants qui se trouvent effectivement en Côte-d’Ivoire. Seulement, les investigations ne mèneront pas plus loin, du moins pour le moment.

Entre temps, les rançonneurs ont fait passer leurs menaces à exécution. Les vidéos compromettantes du maire sont envoyées à des proches et à des associations de la ville.

« La police et un informaticien ont fait le nécessaire pour ‘nettoyer’ les plateformes sur lesquelles j’apparais. Mais nous restons vigilants, car certaines sont supprimées et réapparaissent sur d’autres plateformes », explique-t-il tout en se disant « déçu par la nature humaine ».


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