Agressions, chantage, pédophilie : Tinder et Gindr à la base de plusieurs crimes et délits

Des chiffres alarmants publiés par les autorités britanniques révèlent que les crimes et délits liés aux applications de rencontres Tinder et Gindr ont augmenté de plus de sept fois au cours des deux dernières années.

Tinder crimes delits

Les statistiques ont été compilées à partir de rapports de la police d’Angleterre et du Pays de Galles. Les chiffres montrent une forte augmentation des délits impliquant Tinder et Gindr. Ces derniers sont passés de 55 incidents en 2013 à 412 déjà en octobre 2015. Parmi les crimes signalés figurent des cas de viol, de pédophilie et de tentatives d’assassinat.

Tinder, la plus populaire des deux applications de rencontre est logiquement apparue dans plus de rapports de criminalité que son équivalent Grindr, orienté rencontre homosexuelle. La première a été mentionnée dans le cadre de 277 rapports de la criminalité, contre seulement 21 en 2013. L’appli Grindr quant à elle est apparue sur 135 rapports de criminalité l’année dernière, contre 34 en 2013.

L’année dernière déjà, une association publiait un rapport indiquant que  Tinder et Gindr participent à la prolifération des maladies sexuellement transmissibles.

Les utilisateurs appelés à plus de vigilance

Les deux plates-formes de rencontre ont tenté de minimiser les chiffres du rapport en évoquant leur  faiblesse par rapport au nombre global d’utilisateurs, mais ils exhortent les ces derniers à prendre des mesures adéquates pour se protéger.

«Tinder est devenu l’une des plus grandes plateformes sociales dans le monde, responsable de 10 milliards de connexions ces dernières années, et donc nous ne sommes pas à l’abri de ce genre d’incidents, malgré le fait qu’ils ne représentent qu’un pourcentage infime des expériences liées à notre application», a déclaré un porte-parole de la plateforme.

Pour les dirigeants de Gindr en ce qui les concerne, « Il y a plusieurs mesures qu’on peut prendre pour se protéger. Ex: se rencontrer dans des espaces publics, obtenir les numéros de téléphone et se parler à l’avance ».

Quand on sait que 38% des personnes inscrites sur les sites de rencontres ne veulent que du sexe, la probabilité que ce genre d’incident se produise en est d’autant plus élevée.

Même si des statistiques analogues n’ont pour le moment pas été révélées par les autorités françaises, il ne fait l’ombre d’aucun doute que ce genre de crimes les délits liés aux applications de rencontre concernent la plupart des pays. Les utilisateurs doivent donc doubler de vigilance.


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