4 % des pilotes de ligne penseraient au suicide

Un nombre important de pilotes dans le monde souffrent de troubles dépressifs. Beaucoup parmi eux auraient également des pensées suicidaires.

Une enquête menée par des chercheurs de l’université d’Havard T.H. Chan School, aux États-Unis, a montré que plusieurs pilotes présentaient des signes de dépression et une partie songerait même au suicide.

Dans cette étude parue dans la revue Evironmental Health, le professeur Joseph Allen et ses collègues rapportent que parmi les 18 000 pilotes de ligne interrogés, plus de 200 souffraient de symptômes de dépression et 75 d’entre eux ont confié avoir des pensées suicidaires.

« 233 (12,6 %) pilotes de ligne montraient des signes de dépression. 75 (4,1%) ont déclaré avoir des pensées suicidaires », ont déclaré les chercheurs dans leur publication. « Bien qu’on ne sache exactement le degré de représentativité de ces résultats, il est certain qu’un nombre important de pilotes actifs souffrent de symptômes dépressifs. »

Cette enquête attire une fois de plus l’attention sur les problèmes de santé mentale régnant dans les compagnies aériennes et tout le danger que cela pourrait représenter, notamment pour les millions de passagers qui voyagent quotidiennement dans le monde.

Ces chiffres ne viennent donc pas rassurer les voyageurs, près de deux ans après le crash d’un Airbus A320 de la Germanwings, dans les Alpes françaises. La responsabilité de ce drame avait été imputée au pilote Andrea Lubitz qui, d’après les enquêteurs, souffrait de graves problèmes de dépression. Ce crash survenu le 15 mars 2015 avait emporté 150 personnes, soit tous les passagers ainsi que les membres d’équipage.

L’étude souligne par ailleurs un aspect inquiétant. Les chercheurs font en effet savoir qu’« il y a une culture du secret autour des problèmes de santé mentale dans les cockpits ». Bien que les pilotes soient nombreux à gérer des symptômes dépressifs, la plupart d’entre eux « ne cherchent pas à être traités par crainte de répercussions sur leur carrière ».

Cette étude a de quoi empirer les craintes des aviophobes les plus endurcis. Mais il faudra toujours se rappeler que malgré les risques, l’avion reste le moyen de transport le plus sûr.


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