10,3 millions d’euros par an, c’est ce que coûtent nos anciens présidents

Un rapport de la Cour des comptes que François Hollande a en sa possession depuis 2014 donne une estimation chiffrée des privilèges accordés aux anciens présidents de la République.

ex-presidents

Commandé par François Hollande en 2014, ce rapport « confidentiel » lui a depuis été remis et figure parmi les nombreux dossiers présents sur son Bureau. C’est Mediapart qui vient d’en révéler le contenu. À la question de savoir si les anciens présidents coûtent trop chers à la France, la réponse du rapport est affirmative et ce dernier suggère de réduire leurs privilèges.

Il est à noter que ces estimations concordent avec celles du député socialiste Réné Dosière qui publiait il y a quelques mois un autre rapport sur le coût des anciens présidents de la République.

10,3 millions d’euros par an

C’est la valeur chiffrée de l’ensemble des avantages de nos trois anciens présidents : Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, et Nicolas Sarkozy. Le document a également listé ces avantages. Ceux-ci incluent entre autres : une rémunération brute de 65 000 € par an, un appartement de fonction, les frais de téléphone, des gardes du corps, une voiture avec deux chauffeurs, transport (aérien et ferroviaire) gratuit, deux personnels de maison et sept collaborateurs.

Par ailleurs, les anciens chefs de l’État sont membres à vie du Conseil constitutionnel. S’ils décident d’y siéger, ils reçoivent 14.400 euros bruts par an.

Réduire les charges liées aux « ex » de l’Élysée

Le rapport de la Cour des comptes préconise, dans le but d’une « maîtrise de la dépense publique » de revoir à la baisse les privilèges accordés aux anciens présidents.

Plus précisément, il propose de « diminuer de moitié » le nombre d’employés de maison et de collaborateurs pour chaque président. Mais cela devrait leur être appliqué 10 ans après leur départ de l’Élysée. Le rapport suggère également la suppression de la gratuité des transports, tout comme les avantages accordés aux veuves (ou veufs) des anciens chefs de l’État. En effet, elles (ou ils) bénéficient parallèlement d’un appartement, d’une voiture avec chauffeur, mais aussi de transports gratuits.

À Hollande de trancher

La décision de maintenir ou de revoir l’ensemble de ces avantages revient au président de la République. Il aurait déjà pu agir depuis qu’il a le rapport en sa possession. Mais interrogé par Mediapart, le président préfère, pour l’heure, temporiser.

La raison avancée est qu’il attend la décision du Conseil d’État qui a été saisi par l’association Anticor. Celle-ci estime que le dispositif qui accorde l’ensemble de ces avantages ne repose sur aucune base légale. En effet, il ne se base que sur une simple lettre de Laurent Fabius datant de 1985. Il était à l’époque premier ministre.


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